100 questions

100 questions sur l’unitarianisme universalisme posées au nom des non-membres lors d’une rencontre entre John Sias et le révérend Steve Edington.

La traduction de ce texte a été rendue possible grâce à l’aide financière de la Convention des universalistes de l’État de New-York (New York State Convention of Universalists)

Introduction

Il y a quelques années, j’ai appris que dans notre monde qui se compose de 260 millions de personnes il n’y a que 200 000 unitariens universalistes.

Je me demande pourquoi les UU sont si rares. Est-ce parce que les gens ont étudié la religion, puis l’ont rejetée? Ou est-ce parce qu’il y a si peu de gens qui connaissent cette religion?

J’ai pris pour acquis que la seconde réponse était la bonne, puis j’ai commencé à réunir des questions sur l’unitarianisme-universalisme que se posent des gens qui ne sont pas membres des UU : catholiques, protestants, juifs et fondamentalistes. J’ai même poussé mes recherches jusqu’à recueillir des questions auprès de membres actuels et d’anciens membres ainsi que de pasteurs.

Le révérend Steve Edington de l’Église UU de Nashua au New Hampshire, a répondu à la plupart de mes questions. Si vous n’aimez pas la réponse à l’une de ces questions, je vous dirai que Steve n’est pas l’auteur de la réponse ou que Steve en est l’auteur, mais que je n’ai pas écrit ce qu’il a réellement dit. Dans tout autre cas, Steve est l’auteur de la réponse et je n’ai rien inventé.

Je tiens à remercier Florence Shepard, Deane Starr et JoAnn Corzilius pour leurs suggestions quant au contenu et au travail d’édition. Je tiens également à remercier l’éditeur Bud Swanson, président de Transition Publishing, qui a permis de réaliser ce livret. Merci également à Anna Stearns, maintenant décédée, dont le dévouement à l’Église unitarienne universaliste de Nashua a rendu possible des projets comme celui-ci.

John Sias, juillet 1994.

1. Les convictions, croyances et doctrines

Reprenez vos places sur les bancs d’églises,

écoutez nos opinions hérétiques :

Vous n’êtes pas venu au monde dans le péché,

alors relevez la tête.

La seule chose que vous pouvez perdre c’est votre dogme.

Leonard Mason, pasteur UU

Que croient les unitariens universalistes?

Nous devrions tous être encouragés à développer une philosophie personnelle de la vie.

  • Nous sommes tous capables de raisonner.
  • Nous n’avons pas besoin que les autres, dirigeants ou organismes, nous disent ce que nous devons croire.
  • Nous devrions être capables de donner notre opinion religieuse ouvertement, sans crainte de censure ou de mépris.
  • Nous devrions tous être tolérants à l’égard des idées religieuses des autres.
  • La vérité n’est pas absolue; elle change avec le temps.
  • Nous devrions tous continuer à chercher la vérité.
  • Nous avons tous un droit égal à la vie, à la liberté et à la justice.
  • Nous devrions tous nous gouverner nous-même de façon démocratique.
  • Nos idées devraient être ouvertes à la critique.
  • Les bonnes œuvres sont le produit naturel d’une bonne foi.
Quelles sont les valeurs qui sont les plus importantes pour vous?

Nous estimons que les valeurs les plus importantes sont l’intégrité, la diligence, la compassion, la justice sociale, la vérité, la paix et l’harmonie. Un des principaux objectifs de notre congrégation consiste à promouvoir ces valeurs.

L’Association unitarienne universaliste a-t-elle un credo?

Non. Bien que les règlements de l’Association contiennent une section sur les principes et les intentions, il ne s’agit pas d’une déclaration de foi religieuse.

Souscrivez-vous à une doctrine?

Nos membres n’ont pas à souscrire à une doctrine en particulier. Toutefois, les règlements de l’AUU (Association unitarienne universaliste) et des Églises et sociétés membres contiennent une déclaration de principes. Il s’agit d’une déclaration solennelle à l’effet que les congrégations membres soutiendront l’AUU et que l’AUU soutiendra les congrégations individuelles.

En quoi ne croyez-vous pas?

Nous ne croyons pas que des doctrines ou préceptes religieux puissent être considérés comme vrais simplement parce que certaines organisations, traditions ou autorités religieuses l’affirment. Nous ne croyons pas non plus que tous les UU doivent avoir les mêmes croyances.

Y a-t-il des membres unitariens universalistes qui ont des croyances différentes de celles des autres?

Certainement. La liberté de croyance de chacun est l’un de nos principes fondamentaux. Il y aura donc des différences dans les croyances de nos membres. Aujourd’hui, nos Congrégations reçoivent des humanistes, agnostiques, athées, théistes, chrétiens libéraux, néopaganistes et spiritualistes de la terre. Ces croyances ne sont pas incompatibles; il est possible d’en pratiquer plus d’une à la fois. Bien que nous soyons liés par un ensemble de principes communs, nous laissons aux personnes le soin de décider elles-mêmes de la croyance qui, selon eux, mène à ces principes.

Croyez-vous en Dieu?

Nous n’avons pas une doctrine déterminée à l’égard de Dieu. Les membres sont libres de développer leurs propres concepts en ce qui concerne Dieu; un concept qui a un sens pour eux. Ils sont également libres de rejeter à la fois le terme et les concepts. La plupart d’entre nous ne croyons pas à un être suprême et surnaturel qui pourrait intervenir directement et changer la vie humaine ou le mécanisme du monde naturel. Nombreux sont ceux qui croient en un esprit de la vie ou une puissance en eux-mêmes que certains ont choisi d’appeler Dieu.

Croyez-vous en un Dieu personnel?

Un Dieu personnel, c’est un Dieu avec lequel une personne ressent une relation privilégiée, une divinité qui se préoccupe de cette personne en particulier et à laquelle la personne peut faire appel directement. Peu de UU décriraient Dieu en ces termes.

Quel rôle Dieu joue-t-il dans l’Église?

Dans la plupart des offices, il n’est presque jamais fait mention d’une divinité. L’accent est mis sur les questions de croissance humaine, de capacité humaine et de questions personnelles auxquelles nous sommes confrontés chaque jour. Il y a aussi un accent sur les questions sociales, morales et éthiques auxquelles nous devons faire face. Bien que les sujets soient présentés dans une perspective religieuse par le pasteur ou l’orateur, il n’est jamais supposé que toutes les personnes qui assistent à la cérémonie ont une croyance commune en Dieu.

Dieu a différents sens pour chacun des UU. Pour certains, le terme a peu ou même aucune signification. Dans tous les cas, notre congrégation permet à chaque personne de découvrir le sens, le but et la direction de la vie.

Croyez-vous en l’existence d’êtres spirituels?

Pas dans le sens de quelque chose qui n’a pas de corps humain. La plupart d’entre nous s’entendent pour dire qu’il y a une dimension spirituelle à la vie qui est rattachée aux aspects physiques, mentaux, émotionnels et psychologiques de la vie.

Croyez-vous aux miracles?

Nous ne croyons pas aux miracles sous une forme surnaturelle puisque l’idée que nous avons de Dieu ne comprend généralement pas la divinité qui est capable de modifier le cours du monde naturel. La plupart des UU croient que le cadeau de la vie constitue en soi un miracle suffisant et que nous devrions la vivre pleinement, dans la joie et de façon aussi responsable que possible.

Croyez-vous en Jésus?

Nous ne croyons pas que Jésus-Christ soit né d’une vierge, qu’il ait réalisé des miracles et qu’il soit ressuscité d’entre les morts. Nous admirons et respectons sa façon de vivre, sa capacité d’aimer, la force de son exemple et son système des valeurs.

La plupart des UU considèrent Jésus comme l’un des plus importants professeurs de morale et d’éthique qui a montré aux humains comment vivre d’amour, de générosité et de compassion. Bien que certains d’entre nous s’interrogent à savoir si Jésus est un véritable personnage historique, nous croyons que ses leçons ont une valeur morale.

Comment considérez-vous la Bible?

Nous considérons la Bible comme l’un des plus importants textes religieux, mais nous n’estimons pas qu’elle soit unique ou exclusive de quelque façon que ce soit. Nous ne l’interprétons pas littéralement. Nous croyons que certaines parties de la Bible contiennent plus de vérité et de pertinence que d’autres. Bien que les UU respectent la Bible et la considèrent comme une importante œuvre littéraire, ce n’est pas un document essentiel dans notre religion.

Croyez-vous à la vie après la mort?

Peu de UU croient en la continuité d’une existence individuelle après la mort physique. Il y a en a même très peu qui croient en l’existence physique de lieux qu’on appelle le paradis ou l’enfer où l’on va après la mort. Nous croyons que l’immortalité se manifeste dans la vie de ceux que nous avons cotoyés au cours de notre vie et au legs que nous laissons lorsque nous décédons.

Croyez-vous au concept de l’évolution?

Oui. Nous croyons que des formes de vie plus complexes ont évolué à partir de formes de vie moins complexes.

Quels sont les liens qui unissent les UU?

Bien qu’aucune doctrine orale ou écrite n’ait été établie à cet effet, nous avons des liens définis et des liens non définis qui nous unissent. Les liens définis sont les principes et les intentions de l’AUU que nous soutenons individuellement et collectivement. Parmi les liens non définis, nous avons le respect mutuel entre nous et notre compréhension de plusieurs voies religieuses, philosophiques et spirituelles que nos membres poursuivent. Nous sommes liés parce que nous nous soucions du bien-être des uns et des autres et par notre volonté de nous entraider lorsque nous sommes dans le besoin.

2. Les définitions et les différences
Que dirait l’autocollant de pare-chocs préféré des UU?

« La réponse est dans la question! »

D’après vous, comment l’Église définirait-elle un chrétien?

La doctrine chrétienne classique décrirait une personne chrétienne comme étant une personne qui croit :

  • que Dieu, l’être suprême, la divinité (choisissez le nom qui vous convient) n’est apparu aux humains que par l’intermédiaire de Jésus de Nazareth, appelé aussi Jésus le Christ.
  • que Jésus était le Dieu sur la terre, qui est venu sauver les êtres humains du péché dans lequel ils sont nés (péché originel) par sa mort sur la croix (l’expiation), qui a triomphé de la mort (la résurrection). En réponse à cet acte de Dieu, les humains doivent le remercier, accepter Jésus comme étant leur sauveur et dédier leur vie à Jésus en suivant son enseignement à titre d’exemple.
  • Les miracles peuvent se produire par l’entremise d’une divinité surnaturelle qui peut modifier le cours de la nature.
  • Chez les protestants, la Bible représente l’autorité. Pour les catholiques, c’est l’enseignement de l’Église catholique qui représente l’autorité.

Le christianisme libéral (à partir duquel la religion unitarienne universaliste s’est développée) a soit minimisé, soit rejeté l’idée du péché originel, et voit Jésus comme un représentant de Dieu pour nous montrer à vivre en étant meilleur. Les chrétiens libéraux voient Dieu comme une force du bien plutôt qu’un être surnaturel. Ils sont plus souples lorsqu’ils interprètent les écritures, les lisant davantage dans leur contexte historique et accordant une interprétation symbolique plutôt que littéraire à de nombreux passages.

Les UU sont-ils chrétiens?

La réponse à cette question peut varier selon les membres UU. Les unitariens universalistes, auparavant de dénominations chrétiennes libérales protestantes, se sont éloignés de leur base chrétienne pour adopter les principes de la liberté de croyance individuelle. Bien que certaines congrégations soient toujours chrétiennes libérales, aujourd’hui seulement 20 pour cent des UU se qualifieraient de chrétiens. Donc la religion unitarienne universaliste ne peut pas être considérée comme entièrement chrétienne.

En quoi cette religion est-elle différente de la religion chrétienne?

En premier lieu, nous ne considérons pas Jésus comme une révélation unique de Dieu. La plupart des UU (même les UU chrétiens) rejetteraient une interprétation littérale des croyances chrétiennes acceptées comme celles d’une vierge qui donne naissance, des miracles de Jésus et de la résurrection. Bien que les UU chrétiens acceptent une interprétation symbolique de ces événements, la plupart des UU voient Jésus comme un professeur de morale et d’éthique sans plus.

Qu’est ce que les UU et les humanistes ont en commun?

Notre religion est très portée vers l’humanisme. Par conséquent, la plupart des UU se considèrent comme des humanistes d’une façon ou d’une autre. Toutefois, comme le mot Dieu, le mot humanisme a des sens différents pour les différents UU.

Fondamentalement, l’humanisme signifie que nous sommes humains et responsables de notre destinée pour le meilleur et pour le pire et que nous ne pouvons pas nous fier à une force extérieure ou une divinité pour déterminer notre sort individuel ou collectif. L’humanisme est également une affirmation du pouvoir de l’esprit humain et de l’âme humaine.

Il y a des humanistes séculiers et des humanistes religieux. Les humanistes séculiers ne croient pas en une sorte de divinité; ils estiment que le langage, les histoires, les mythes ou les symboles religieux, qu’ils appartiennent à n’importe quelle tradition religieuse, ont peu de valeur.

Bien que les humanistes religieux souscrivent à cette définition de l’humanisme, ils ne renient pas complètement l’idée de Dieu. Habituellement, ils définissent Dieu comme étant une puissance qu’ils puisent au fond d’eux-mêmes. Ils trouvent aussi certains messages et certains thèmes dans les histoires religieuses qui leurs fournissent une compréhension des lignes directrices de la vie humaine.

Il y a des humanistes séculiers et des humanistes religieux dans notre famille et nous avons de la place pour tous.

Quelle est la différence entre un unitarien et un universaliste?

D’un point de vue institutionnel, rien ne les différencie depuis 1961 lorsque les unitariens et les universalistes se sont regroupés.

Qu’est-ce qui pourrait être considéré comme étant le mot d’ordre des unitariens et universalistes?

Traditionnellement, il y a eu la liberté, la raison et la tolérance. Bien qu’aujourd’hui, les UU vénèrent encore ces trois mots, ils ont ajouté ces trois autres mots, esprit, grâce et amour.

Nommez quelques-unes des caractéristiques des UU?

L’unitarien universaliste type est bien instruit, modérement à l’aise et pratique une profession. La plupart de nos congrégations locales travaillent fort pour attirer des membres plus diversifiés. Nous voulons être une congrégation ouverte, libre de discriminations économiques, religieuses, raciales, éthiques ou sexuelles.

Est-ce que l’unitarianisme universaliste est une religion?

Lorsque l’on parle de croyance et de théologie, il est important de noter que l’unitarianisme universaliste est une façon de pratiquer la religion plutôt qu’une doctrine religieuse. Pour nous, la religion est une recherche permanente de sens, de buts, de valeurs et de profondeur spirituelle dans la vie d’une personne. Nous croyons que les individus ont le droit de faire leur propre recherche et que ce ne sont pas toutes les personnes (pas même tous les UU) qui vont partager les mêmes croyances.

Notre religion est constituée de croyances et de doctrines qui affirment la liberté individuelle de croire. C’est pourquoi il n’est pas possible de donner une réponse générale à savoir si les UU croient en Dieu, Jésus, la Bible ou la vie après la mort. Bien que nous ayons tous des croyances différentes sur ces sujets et sur d’autres sujets, nous croyons que chaque personne possède l’intégrité et la capacité d’interpréter ses croyances religieuses de la façon qui lui convient.

Quelle est votre attitude à l’égard des autres religions comme le judaïsme, l’hindouisme et le boudhisme?

Nous croyons que chacune des religions du monde possède une part de sagesse. Nous croyons qu’elles ont toutes une valeur pour ce qu’elles peuvent nous révéler sur nous-mêmes et notre monde et sur la façon dont ses membres découvrent un sens et une direction à l’égard de la religion.

Les UU croient-il en une religion universelle?

Nous croyons en l’universalité de la religion comme nous reconnaissons que tous les humains se posent des questions comme « Que suis-je ici? Quel est le sens et quel est le but de ma vie? Pourquoi est-ce que je dois mourir? ». Lorsque nous réalisons que toutes les religions s’efforcent de répondre à ce genre de question, nous croyons qu’il y a beaucoup de sagesse dans de nombreuses réponses.

Peu de UU conviennent qu’il y a ou qu’il y aura une seule religion universelle qui soit appropriée pour tous.

3. La vie, la mort, le salut et le péché

Un pasteur universaliste d’une congrégation bruyante s’est senti ennuyé par une dispute entre les membres au cours d’une réunion du conseil d’administration. Il a interrompu la réunion pour demander aux membres quel sens ils donnaient à l’universalisme. Sur ce sujet, ils se sont entendus, « l’universalisme signifie le salut universel; nous irons tous au paradis lorsque nous mourrons ». Le pasteur a dit « Vous savez, si j’étais Dieu, je vous installerais tous dans des résidences l’une à côté de l’autre et je vous ferais vivre ensemble pendant un million d’années ou jusqu’à ce que vous ayez appris à vous entendre ».

Comment voyez-vous la mort et comment cela affecte-t-il vos vies?

Le révérend F. Forrester Church a défini la religion comme étant « la réponse humaine à la double réalité que celle d’être en vie et d’avoir à mourir ». La plupart des UU considèrent la mort comme étant la fin définitive de notre existence. Plutôt que de la voir comme étant une triste désolation, nous considérons la mort comme étant une raison impérieuse de vivre la vie aussi pleinement que possible. Bien que nous considérions la mort comme la fin de notre vie consciente, nous espérons que nous continuerons de vivre dans les esprits et les cœurs des personnes dont nous avons enrichi la vie au cours de notre voyage sur Terre.

Comment considérez-vous le péché?

Nous ne croyons pas qu’une personne soit née et rendue esclave de la façon enseignée par la doctrine du péché originel.

Nous croyons que les gens sont punis par leurs péchés, non pas pour eux, et que les gens ignobles vivent avec leurs péchés. Nous croyons également que nous sommes enrichis par nos vertus et que le bien que nous faisons demeure en nous et nous aide à rendre le monde meilleur.

Nous pourrions assister à la célébration UU pendant des années et entendre rarement le mot péché.

Note au lecteur: Lors de la relecture rendue nécessaire par la revision de notre site web, plusieurs membres du comité de lecture ont exprimé un malaise face à ce point. Référant au texte original en anglais, force est de constater qu'il ne s'agit pas d'une erreur de traduction. C'est donc sous toute réserve que nous publions cette réponse ici, sachant les objections de nature morale, philosophique et théologique que son contenu peut susciter.

Comment expliquez-vous le mot mal?

Nous n’avons pas de réponse rapide basée sur la doctrine pour expliquer les mots mal, douleur et souffrance et le fait que la vie puisse parfois être infernale. Malgré tout notre optimisme, la plupart d’entre nous reconnaissent qu’il y a un côté brisé, fragmenté ou effondré à l’humanité et à chacune de nos vies. Bien que nous admettions l’existence de ce côté négatif de la vie, nous essayons de ne pas nous y abandonner. De nombreux UU s’efforcent de rendre le monde plus pacifique, sain et vivable aux niveaux local, national et mondial. Nous nous efforçons d’agir et de penser de façon à permettre à tous les humains de réaliser leur potentiel. Et même si nous ne pouvons pas expliquer pourquoi les gens souffrent, nous pouvons essayer de les aider en ces pénibles instants.

Les UU vont-ils au ciel ou en enfer?

Comme il n’est pas possible de s’assurer que nous allons quelque part lorsque nous mourons, très peu d’entre nous croyons en l’existence physique d’un endroit appelé paradis ou enfer

Eu égard au salut, les UU peuvent-ils être sauvés?

Le salut n’est pas un mot que nous utilisons fréquemment. Nous ne croyons pas que les gens soient nés dans un état de péché duquel ils doivent être sauvés pour éviter de passer une éternité à souffrir en enfer.

Puisque nous ne croyons pas au péché originel ni à l’enfer, nous ne ressentons pas le besoin d’être sauvés ni de l’un ni de l’autre.

Croyez-vous à la libération?

Non. Nous croyons que nous devons être jugés sur la façon dont nous vivons notre vie et dont nous servons les autres, non pas en ce qu’une libération peut nous apporter. Nous respectons les chefs religieux et spirituels comme Jésus, Moïse et Bouddha pour ce qu’ils peuvent nous apprendre sur la vie, non pour les libérateurs qu’ils représentent dans le sens traditionnel.

Si vous ne craignez pas l’enfer ou la damnation éternelle, qu’est-ce qui vous pousse à agir moralement et de façon responsable?

Nous croyons que les gens qui vivent leur vie moralement et de façon responsable le font habituellement parce qu’ils ont un sens des responsabilités envers eux-mêmes et envers les autres. Notre gratification, c’est que nous voulons vivre dans un monde plus sain, pacifique et juste que celui dans lequel nous vivons actuellement et nous espérons rendre le monde meilleur pour les générations qui nous suivront. Affirmer que nous devons vivre notre vie avec plus de morale et de façon plus éthique seulement parce que les gens craignent l’enfer ou la damnation serait comme rendre insensés ceux qui mènent des vies morales et plus responsables.

4. Les attitudes et les intérêts

Une petite femme d’âge moyen demande au commis de lui couper 40 mètres de mousseline rose. Lorsqu’il lui demande ce qu’elle pourrait bien faire avec 40 mètres de mousseline, elle lui explique « je fabrique une chemise de nuit pour moi-même ».

« Mais vous n’avez certainement pas besoin de 40 mètres, vous n’êtes pas de cette taille ».

« Oui, mais mon mari est unitarien, il préfère chercher plutôt que trouver ».

Quelle est votre attitude à l’égard des femmes et des minorités?

Bien que le fait que les femmes et les hommes aient atteint l’égalité complète dans notre religion soit une question d’opinion, la théologie féministe a eu une puissante incidence positive sur nos Congrégations, surtout au cours de la dernière décennie. Toutefois, nos efforts visant à attirer les minorités raciales, culturelles et éthniques dans notre dénomination n’ont pas été aussi concluants. Nous nous efforçons de briser notre moule traditionnel pour inclure une plus grande diversité de membres.

Classeriez-vous les UU comme des gens optimistes ou pessimistes?

Malgré la faiblesse et la fragilité de tous les humains, nous sommes optimistes quant au potentiel de toutes les personnes.

Croyez-vous que la religion unitarienne universaliste soit la seule vraie religion?

Non. Nous croyons que toutes les religions contiennent une part de vérité lorsqu’elles nous indiquent qui nous sommes, pourquoi nous sommes ici et comment nous devons vivre avec nous-mêmes et avec les autres.

Comment caractériseriez-vous votre religion?

Non seulement nous avons une attitude optimiste et pleine d’espoir à l’égard de la vie, mais nous croyons fermement que les humains ont la capacité de reconnaître le bien, de corriger le mal, de trouver des solutions et de faire de ce monde un monde meilleur. Plutôt que d’être liés par la faiblesse et la fragilité humaine, nous misons sur les forces humaines. Nous croyons que les gens ont les forces, la puissance et l’intelligence de faire en sorte que de bonnes choses surviennent. Vous pouvez appeler cela une religion qui propose des « attitudes positives ».

Comment expliquez-vous l’existence du mal?

Nous n’avons pas d’explication fondée sur la religion pour expliquer les tragédies, les horreurs et les immenses chagrins. La vie peut être perdue sans raison, être amoindrie et perdre son sens de nombreuses façons, mais la plupart des UU n’attribuent pas ces pertes à la volonté de Dieu. La plupart des UU conviennent plutôt que nous vivons dans un univers d’indifférence.

Plutôt que d’essayer d’expliquer les tragédies inexplicables, nous essayons d’aider les gens lorsque ces tragédies frappent et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur rendre l’espoir.

Vers quoi vous tournez-vous quand vous avez besoin de soutien?

La plupart des gens se tournent vers leurs familles, leurs amis et les gens dans leur communauté religieuse qui sont particulièrement près d’eux et sur lesquels ils peuvent compter. Certains UU ont une relation plus puissante qu’eux-mêmes et vers laquelle ils se tournent lorsqu’ils ont besoin d’aide. Ils donnent à cette puissance différents noms. Dieu est l’un d’eux, mais il est loin d’être le seul.

La peur et les menaces font-elles partie de votre religion?

Non. Certainement pas dans le sens d’une punition divine à l’égard des erreurs d’une personne. Nous croyons que les êtres humains devraient être responsables de leurs actes et redevables du mal qu’ils font aux autres. Mais nous ne croyons pas que Dieu les punit.

Quel est le rôle de la science dans votre Église?

Nous acceptons l’enseignement de la science et de la méthode scientifique. Les UU croient que les concepts scientifiques qui affirment que notre monde recèle une quantité infinie de vérités à découvrir, s’appliquent aussi à la religion.

5. L’histoire

Au cours d’une réunion du personnel de l’Association des UU, le président faisait un discours de façon un peu répétitive comme à l’habitude. Un des membres du personnel qui avait étudié la Bible pendant son enfance a glissé une note à un collègue aussi versé dans la Bible. La note indiquait, « Hébreux 13.8 » Son collègue a pouffé de rire, se rappelant que le passage disait que Jésus-Christ était toujours le même hier, aujourd’hui et toujours.

Est-ce que l’unitarianisme-universalisme est une religion américaine?

Cette religion tire ses origines de l’Europe et de la réforme protestante. Toutefois, l’unitarianisme-universalisme est une religion américaine qui est née et qui s’est développée en Nouvelle-Angleterre entre 1750 et 1800 comme un dérivé de l’Église congrégationelle.

Quelle est l’histoire de l’unitarianisme-universalisme?

Alors que l’unitarianisme et l’universalisme viennent de l’aile gauche de la réforme protestante en Europe au cours du 16e siècle, les deux religions ont pris une saveur américaine lorsqu’elles ont été introduites aux États-Unis. Les deux religions sont une forme de protestation contre deux des doctrines calvinistes : la dépravation totale (le péché originel) et la prédestination (la doctrine de l’élu – la croyance voulant que Dieu ait décidé avant même votre naissance si votre destin est d’aller en enfer).

Les unitariens, bien qu’ils reconnaissaient la réalité du mal, ne croyaient pas qu’une personne puisse naître dans un état de corruption totale duquel elle pouvait être sauvée seulement selon les vœux d’un Dieu arbitraire. Ils croyaient que tous les gens avaient la possibilité du bien et du mal selon la vie qu’ils avaient choisie de vivre et l’environnement social dans lequel ils étaient nés et dans lequel ils avaient grandi. Les unitariens étaient des chrétiens qui croyaient que les gens devaient interpréter la Bible à la lumière de la raison humaine. Bien que Jésus et la Bible étaient au coeur de leur foi, ils voyaient Jésus davantage comme un professeur de morale et d’éthique qu’un être surnaturel. Ils croyaient en la divinité de Jésus, qu’il était le fils de Dieu, sans être le même que Dieu. Le terme « unitarien » signifiait à l’origine « non-trinitarien », c’est-à-dire une croyance en un seul Dieu plutôt qu’en une entité en trois parties.

Le terme universaliste signifiait à l’origine que toute personne pouvait être sauvée (le salut universel) en opposition au salut de quelques-uns, choisis par Dieu. Même s’ils étaient chrétiens, les universalistes ne croyaient pas qu’un Dieu aimant condamnerait les gens à aller en enfer pour l’éternité. Ils croyaient que l’âme des morts pouvait éventuellement être réconciliée avec ce Dieu aimant, bien que certains puissent attendre plus longtemps avant d’atteindre le paradis.

Les deux groupes tirent leurs origines américaines de la fin du 18e siècle. Les congrégations unitariennes et universalistes ont été établies surtout en Nouvelle-Angleterre au cours du 19e siècle, mais l’unitarianisme s’est répandu vers l’Ouest et plusieurs congrégations ont été fondées en Californie.

Au cours du 19e siècle et du début du 20e siècle, l’unitarianisme et l’universalisme étaient des solutions chrétiennes libérales comparativement aux formes plus dures et dogmatiques du christianisme de l’époque. Au cours du 20e siècle, les deux religions ont commencé à s’éloigner de leurs origines pour devenir une religion basée sur la liberté individuelle de croyance. Les universalistes ont conservé leur identité chrétienne plus longtemps que les unitariens.

Dans la congrégation d’aujourd’hui, il arrive souvent que nous trouvions une variété de croyances : humanistes, agnostiques, théistes, chrétiens libéraux, etc. Au cours de la dernière décennie, la théologie féministe a eu une incidence; nos livrets d’hymnes comprennent tous les genres, la moitié de nos pasteurs sont des femmes et une spiritualité inspirée du féminisme a émergé.

Le terme « unitarien » signifie que nous croyons qu’il y a un tout formé de toutes les vies, que les principes de l’Association unitarienne universaliste appellent « toile interdépendante de toutes les existences dont nous faisons partie ». Le terme Universaliste signifie l’universalité de la religion même. Les principes de l’AUU affirment que vous pouvez trouver la sagesse dans toutes les religions du monde.

Quand la fusion de l’unitarianisme et de l’universalisme s’est-elle produite?

Les différences entre les deux mouvements se trouvaient davantage parmi les classes et les cultures que dans la théologie. Les unitariens attiraient, au début, les cols blancs : les professionnels, les enseignants, les chefs culturels, etc. Les congrégations universalistes étaient, pour la plupart, constituées de la classe ouvrière des cols bleus, comme les fermiers et les pêcheurs.

Au milieu du 20e siècle, ces distinctions se sont atténuées, rendant ainsi une fusion possible et financièrement nécessaire pour la survie des deux religions. L’Association unitarienne universaliste (AUU) a été fondée en 1961, après plusieurs années de discussion et de négociations commencées dans les années 50.

Comment la religion unitarienne universaliste se distingue-t-elle des autres religions?

Nous n’avons pas de doctrine religieuse et nous n’avons pas besoin que nos membres adhèrent à une doctrine. Il s’agit d’une religion basée sur la liberté de croyance et nous encourageons tous les membres à poursuivre leur propre voyage religieux et spirituel.

6. L’association unitarienne universaliste

En 1993, l’assemblée générale de l’AUU célébrait les 200 ans de l’universalisme en Amérique. Un des anciens universalistes qui n’approuvait pas la fusion a dit « Vous savez, il n’y a jamais eu de véritable fusion avec l’unitarianisme. En réalité les unitariens ont absorbé les universalistes ». En pensant tout haut, il a ajouté « Mais je crois que ce n’est pas vraiment un problème puisqu’on vous reconnaît à ce que vous acceptez! ».

De quelles valeurs et de quels objectifs l’Association unitarienne universaliste fait-elle la promotion dans sa déclaration de principes?

  • Chaque personne a une valeur et devrait être traitée avec dignité.
  • Les gens devraient se traiter les uns et les autres avec justice, égalité et compassion.
  • Nous devrions accepter les différences qui tendent à nous diviser.
  • Chacun devrait avoir la liberté et la responsabilité de chercher la vérité.
  • Nous devrions nous efforcer d’utiliser des processus démocratiques avec les congrégations UU ainsi qu’avec le monde en général.
  • Nous devrions travailler pour la paix, la liberté et la justice pour tous.
  • Nous devrions reconnaître et respecter notre interdépendance à tous.

Où se trouve le siège social de l’AUU?

Le siège social de l’Association se trouve au 25 Beacon Street à Boston. Un président est élu tous les quatre ans pour administrer à temps plein l’organisation et la représenter dans le monde religieux et séculaire. À tous les mois de juin, des délégués provenant des congrégations du monde entier se réunissent pour une assemblée générale de cinq jours afin d’écouter les rapports, de sélectionner des administrateurs et de prendre position sur des questions d’intérêt public.

Il y a environ 1 025 congrégations en Amérique du Nord (et quelques-unes dans d’autres parties du monde) qui sont affiliées à l’AUU et comparativement à la plupart des principales dénominations protestantes, nous sommes relativement petits. Toutefois, bien qu’elle soit lente, notre croissance est régulière depuis la fin des années 70.

Comment choisissez-vous le président de l’AUU?

Chaque quatre ans, à l’occasion de l’assemblée générale des UU, les délégués et les fondés de pouvoir reconnus élisent un président, dont la campagne a débuté environ 18 mois plus tôt. S’il est admissible à un nouveau mandat, le président en poste peut continuer à occuper ses fonctions pour un mandat additionnel de quatre ans.

7. Les coutumes, cérémonies et célébrations

Un jeune homme devenu soudainement très riche réalisa un rêve qu’il caressait depuis longtemps et s’acheta une Ferrari. Il aimait tellement sa voiture qu’il pensa à la faire bénir. Toutefois, chaque prêtre, rabbin et pasteur à qui il demandait cette bénédiction était outré à l’idée de donner la bénédiction à une voiture luxueuse, mais l’un d’eux lui suggéra de communiquer avec un pasteur des UU, en supposant qu’il pouvait accepter d’écouter un tel souhait. Le jeune homme demanda au pasteur

« Pouvez-vous donner la bénédiction à ma Ferrari? ».

Le pasteur lui répliqua

« Je pense que c’est possible, mais j’ai une question à te poser ».

Le jeune homme demanda

« Laquelle? ».

Le pasteur répondit

« Qu’est-ce qu’une bénédiction? ».

Les cérémonies font-elles partie de votre tradition?

La naissance, le mariage, la mort… nous soulignons toutes ces occasions par des cérémonies. Ces cérémonies ne sont pas considérées comme des sacrements. Le pasteur conçoit chaque service selon les personnes impliquées, pour que la cérémonie leur soit particulièrement appropriée.

Avez-vous une cérémonie du baptême?

Nous avons une cérémonie de la consécration et du baptême qui se pratique pour les enfants au même âge que les enfants des autres religions sont baptisés. Les parents et les parrains promettent d’élever l’enfant de façon saine – physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement. L’eau est souvent utilisée (quelques gouttes sur la tête de l’enfant) à titre de symbole du renouveau et de la régénération de la vie que l’enfant représente si bien.

Y a-t-il une cérémonie d’installation pour les nouveaux membres?

Le type de cérémonie varie d’une congrégation à l’autre. Il n’y a pas vraiment de cérémonie établie. Deux ou trois fois par année, plusieurs congrégations animent une cérémonie informelle à l’occasion d’une célébration du dimanche dans laquelle les nouveaux membres sont officiellement reçus dans la congrégation.

Les UU célèbrent-ils Noël et Pâques?

Oui. Nous les célébrons. La différence c’est que nous associons davantage ces événements aux changements des saisons qu’aux thèmes traditionnels chrétiens. Nous les célébrons en l’honneur du solstice d’hiver et de l’équinoxe de printemps, l’espoir et la promesse des heures de lumière qui s’allongent en décembre et le renouveau de la vie au printemps après la saison sombre de l’hiver. La naissance de Jésus et la résurrection sont parfois comprises dans ces célébrations et citées comme étant des mythes contenant un message positif sur la vie humaine.

La naisance d’un enfant, par exemple, représente l’espoir et la promesse que l’on trouve dans chaque nouvelle vie. La crucifixion et la résurrection sont des symboles qui signifient que la vie peut revenir après une période de douleur et de souffrance. Comme pour la Bible, ces histoires ne sont pas interprétées de façon littérale, mais pour ce qu’elles symbolisent au sujet de la vie humaine.

Nous célébrons Pâques comme étant le retour du printemps et le renouvellement de la vie. En ce sens nous respectons davantage les origines payennes que les origines chrétiennes de ces fêtes. Le Nouveau Testament indique que la résurrection peut être le symbole de la puissance, du pouvoir et du renouveau de la vie. Nous n’acceptons pas l’idée d’une résurrection physique.

La plupart des UU considèrent Jésus comme l’un des nombreux enseignants de l’humanité, doué et intuitif. Ces chefs ont émergé au cours de l’histoire pour nous enseigner comment vivre notre vie et être en paix avec nous-mêmes et les autres. Jésus n’est pas considéré comme étant unique à cet effet. Sa mort reflète une fin tragique et douloureuse de la vie. Comme les UU ont longtemps rejeté l’idée du péché originel, la croyance d’un Jésus expiant les péchés du monde grâce à sa mort est peu pertinente pour nous. Même lorsque les unitariens et les universalistes étaient clairement de croyance chrétienne, ils rejetaient ces doctrines d’expiation.

Acceptez-vous la crémation?

Nous voyons la crémation comme une forme acceptée d’enterrement et de nombreux UU la choisissent.

Priez-vous durant l’office? Et qui priez-vous?

La prière varie d’une congrégation à l’autre. La plupart des offices du dimanche prévoient un moment pour la méditation, souvent précédé d’un discours du pasteur. Dans une congrégation théiste, les prières seront adressées à une divinité; dans une congrégation humaniste, les prières prennent la forme d’une réflexion personnelle et de méditation.

Priez-vous à la maison?

Il s’agit d’un choix personnel. Bien qu’un plus grand nombre de UU recherchent des moyens d’enrichir leur vie spirituelle, peu d’entre eux associent la prière à une relation personnelle avec un être suprême.

Pour les UU, la prière est une façon de rester en accord avec soi-même.

Les UU participent-ils à des rites et à des sacrements prescrits comme l’eucharistie, la confirmation, la confession et les derniers sacrements?

Non. Bien que nous ayons les cérémonies appropriées pour les événements importants, nous ne les considérons pas comme des sacrements.

8. Les pasteurs unitariens universalistes

Dans certaines congrégations UU, à quelle occasion les membres entendent-ils le terme Jésus Christ?

Quand le pasteur anglophone trébuche dans les escaliers.

Quelle formation les pasteurs UU reçoivent-ils?

Pour devenir pasteur UU accrédité, un homme ou une femme doit d’abord recevoir l’approbation du Ministerial Committee Fellowship de l’Association des UU. Il s’agit du comité qui évalue les références et les aptitudes d’un pasteur éventuel. Le candidat doit avoir obtenu un diplôme de premier cycle et une maîtrise en théologie d’un séminaire théologique accrédité, ou un diplôme d’études plus avancées d’un séminaire théologique accrédité. Une formation ministérielle particulière est offerte par le ministère de Berkely à Starr King School en Californie, à Meadeville Lombard Theological School à Chicago et à l’école de théologie de Harvard. (La Harvard Divinity School forme également les pasteurs de plusieurs autres dénominiations). Toutefois, un diplôme d’une autre école théologique est également acceptable, à la condition que le candidat ait suivi une formation particulière sur l’unitarianisme-universalisme.

De quelle façon l’Église choisit-elle un pasteur?

Lorsqu’un poste devient vacant, la congrégation locale, l’association ou la société nomme un comité de recherche parmi les membres de la congrégation. L’AUU a comme rôle de fournir une liste de candidats approuvés au comité de recherche qui filtre, rencontre les candidats et présente ses recommandations aux membres. Cette procédure prend habituellement un an. Le rapport du comité est ensuite présenté aux membres de la congrégation lors d’une assemblée spéciale qui votent ensuite pour accepter ou rejeter les recommandations du comité de recherche.

Les pasteurs UU qui se sont joints au ministère proviennent-ils de milieux non chrétiens?

Ils proviennent de dénominations chrétiennes, judaïques et d’autres croyances. Bien qu’il n’y ait pas de statistiques qui soient disponibles sur les antécédents religieux et philosophiques de nos pasteurs, la plupart proviennent de traditions chrétiennes.

Quel est le rôle du pasteur?

A l’instar des autres religions, le pasteur joue le rôle d’enseignant, de guide, de pasteur, de conseiller et d’administrateur. On s’attend à ce que le pasteur parle de la vérité comme il ou elle la connaît et la partage avec la congrégation en prenant pour acquis que les membres doivent se faire leur idée personnelle sur les sujets qui sont traités.

Les pasteurs des différentes Églises ont-ils des croyances différentes?

Oui. La liberté de croyance s’applique aux pasteurs comme elle s’applique à chacun des membres. Au-delà de nos croyances individuelles, toutefois, le pasteur démontre, du mieux qu’il le peut, une attitude ouverte à l’égard des personnes qui ont des croyances différentes des siennes.

Une femme peut-elle occuper le poste de pasteur dans l’Église UU?

Oui. C’est un fait, l’Église universaliste d’Amérique a été la première religion à accepter une femme pasteur, Olympia Brown ordonnée en 1863.

Parmi les pasteurs UU actuellement employés dans les congrégations UU locales, quel est le pourcentage de femmes?

Environ 25 pour cent; le nombre le plus élevé de toutes les dénominations établies.

Quel est le pourcentage des pasteures UU?

Si l’on compte celles qui sont en formation, presque la moitié des ministères de l’Association unitarienne universaliste sont dirigés par des femmes.

9. L’Église unitarienne universaliste

Au début du 19e siècle, de quelle façon les opposants de l’unitarianisme ont-ils rejeté la religion?

« L’unitarien croit en la paternité de Dieu, en la fraternité de l’humain et au voisinage de Boston. »

L’Église a-t-elle un chef?

Au sens traditionnel, il n’y a pas une personne en particulier qui régit les UU. Nous élisons un président de l’AUU pour administrer l’organisation, pour représenter l’AUU dans le monde religieux et pour donner aux membres un sens général de la direction.

Puisque la plupart des UU ne croient pas en un Dieu personnel, pourquoi appelez-vous les congrégations des Églises?

Le mot Dieu a un sens pour plusieurs d’entre nous, mais nous n’avons aucune doctrine qui définisse cette croyance. Plusieurs de nos congrégations ont été fondées au moment où l’unitarianisme et l’universalisme étaient des religions chrétiennes libérales. Par conséquent, elles ont été appelées Églises lors de leur formation. La plupart utilisent la désignation de façon plus large, plus globale. Le terme Église n’est toutefois pas le seul terme utilisé pour identifier une congrégation UU. Certaines sont appelées « confrérie », d’autres sociétés.

Les congrégations reflètent-elles la diversité sociale et raciale de l’Amérique?

Le processus qui consiste à franchir certaines barrières démographiques est un processus qui présente de nombreux défis pour les UU contemporains. Bien que nous tentions d’inclure tous les gens, nous demeurons une dénomination composée en grande partie de personnes de race blanche, ayant une formation universitaire et raisonnablement bien nantis. Certaines de nos congrégations sont composées d’un bon mélange racial et ethnique, mais ce sont des exceptions. Il s’agit d’une situation que nous tentons toujours de modifier.

Les postes au sein de la direction des congrégations UU et à l’AUU reflètent-ils ou favorisent-ils des antécédents religieux?

Non. La direction d’une congrégation en particulier sera vraisemblablement le reflet des croyances religieuses des membres de cette congrégation. Les postes peuvent être occupés par des humanistes, théistes ou chrétiens. Il n’y a pas de test de religion pour occuper un poste au sein de la direction à l’AUU, il suffit qu’une personne soit qualifiée pour un poste et ait un engagement à l’égard de la religion libérale.

Que doivent faire les membres pour rejoindre les organisations et les groupes dans leur communauté?

Les UU ont la réputation d’être impliqués dans la communauté et les groupes civils et occupent souvent une place au sein des comités des organisations de services humanitaires. Plusieurs Congrégations offrent leurs installations aux groupes du secteur qui recherchent un endroit pour tenir leurs réunions, comme les groupes de récupération, les ateliers de travail communautaires et les groupes de soutien.

Qu’apprennent et qu’étudient les enfants dans les cours d’enseignement religieux?

L’objectif de notre programme religieux est de fournir aux enfants et aux jeunes personnes la connaissance et l’expérience qui les aidera à faire des choix éclairés sur leur vie religieuse à mesure qu’ils approchent de l’âge adulte.

Les principaux objectifs sont d’enseigner le respect mutuel, l’évaluation de l’enseignement des traditions religieuses du monde, un souci de la justice sociale et le respect de notre planète Terre.

En visitant d’autres églises, ils apprennent ce que les différentes religions enseignent au sujet de certaines grandes questions de la vie d’une façon qui soit appropriée pour leur niveau d’âge.

Les programmes sont adaptés selon le niveau de l’enfant, de la maternelle au secondaire. Par exemple, nous avons un cours très prisé dont le thème est la sexualité « About Your Sexuality » pour les garçons et les filles du niveau secondaire.

10. Les statistiques

Une des confréries a fait l’acquisition d’un édifice appartenant à une congrégation épiscopale locale. Après avoir emménagé, un rideau a été installé dans un espace ouvert derrière l’autel de façon à rendre l’atmosphère plus intime dans cette salle de réunion. Peu de temps après, un nouveau plancher a été installé dans la salle de réception, nécessitant le retrait de tous les meubles. La cafetière a alors été déplacée vers l’arrière du rideau. Quelques jours plus tard, des travailleurs de la congrégation épiscopale sont retournés pour prendre quelques pièces d’équipement oubliés. Regardant derrière le rideau nouvellement installé, un des travailleurs s’est exclamé « Regardez, c’est vrai, ils vénèrent effectivement un pot de café! »

« Building Your Own Theology »,
par le révérend Richard Gilbert, (Traduction libre)

Combien y a-t-il d’UU?

Nous sommes 200 000 aux États-Unis et au Canada, 80 000 en Roumanie et en Hongrie, 10 000 en Grande-Bretagne et en Europe et des petits groupes en Inde, aux Philippines et au Nigéria.

Le nombre de membres augmente-t-il ou diminue-t-il?

À partir de la fusion de 1961 et jusqu’à la fin des années 70, le nombre de membres a lentement diminué comme pour les autres Églises. Récemment, nous avons connu une croissance modeste, mais constante.

Comment comparez-vous votre croissance à celle des principales Églises protestantes?

Le nombre de membres UU a augmenté d’environ 10 pour cent depuis 1980. Au cours de la même période, le nombre de membres des dénominations protestantes a diminué.

Comment se compare l’augmentation des inscriptions aux cours d’enseignement religieux à celle des Églises protestantes?

Depuis 1980, les inscriptions à nos cours d’enseignemenet religieux ont augmenté de 40 pour cent; dans les écoles protestantes, le nombre d’inscriptions a chuté d’environ 50 pour cent.

Parmi les membres, quel est le pourcentage de gens ayant peu d’expérience des cours d’enseignement religieux ou des offices du dimanche?

Bien qu’il n’y ait pas de statistiques qui soient disponibles, le révérend Charles Gaines du département de l’enseignement postscolaire de l’AUU croit que nous avons une augmentation du nombre des personnes de 20 à 30 ans n’ayant eu peu ou pas d’appartenance religieuse dans le passé.

Les UU sont-ils difficiles à trouver?

Un américain seulement sur 1300 est un unitarien universaliste. Il y a 5200 membres au Canada.

11. L’office
Quelle importance les membres accordent-ils aux conversations qui ont lieu au café-rencontre qui suit l’office ?

C’est un coup de dé – l’office ou le café-rencontre.

À quoi ressemble un office du dimanche typique?

Notre office typique suit une structure protestante, les hymnes, les lectures, la méditation, les chants par le chœur, la musique d’orgue et le sermon. Bien que la structure de l’office soit semblable à celle d’un office protestant, le contenu est plutôt différent. Dieu ou Jésus sont très rarement mentionnés et il y a vraiment très peu de lectures de la Bible. Bien que les lectures qui précèdent la méditation puissent ressembler à une prière, elles ne sont pas adressées à une divinité surnaturelle dont elles ne requièrent pas non plus le soutien, l’inspiration ou la bénédiction.

Quels symboles affichez-vous dans votre Église?

Dans le sanctuaire de la plupart des congrégations UU, vous ne trouverez aucun signe ou symbole traditionnel. Toutefois, dans les congrégations qui ont choisi de conserver leur identité chrétienne libérale, vous pouvez voir une croix, une bible ouverte ou d’autres symboles chrétiens. Quelques congrégations affichent des symboles chrétiens seulement comme objets historiques.

D’autres congrégations présentent les symboles de plusieurs religions, notamment : chrétienne, judaïque, islamique, orientale, américaine d’origine et autres pour démontrer leurs croyances en la sagesse de chacune d’entre elles. Notre Association n’a pas établi de règles pour déterminer l’utilisation appropriée des symboles religieux; chacune des congrégations prend ses propres décisions à cet effet.

Quelle est la signification de la flamme?

Dans les jours précédant la Seconde Guerre mondiale, le comité des services unitariens de Boston tentait de sauver les membres unitariens et d’autres religions libérales qui se trouvaient dans certaines parties de l’Europe (notamment en Tchécoslovaquie) où leur vie était menacée par le nazisme. La flamme était le code d’identification dont ces membres devaient se servir pour être sauvés par le comité des services unitariens. Ce symbole, largement utilisé au cours des services du dimanche depuis les vingt dernières années, est habituellement allumé au début du service et s’accompagne d’un rituel simple. Aujourd’hui, ce symbole que nous utilisons dans nos services, représente la sagesse, la connaissance, et l’introspection spirituelle et la flamme représente la lumière de l’illumination et de la compréhension.

Qu’est-ce que la communion de la fleur (« Flower communion »)?

De nombreuses congrégations observent ce rituel simple vers la fin du printemps. Lors de l’office du dimanche consacré aux fleurs, chaque personne apporte une fleur et la place dans le même grand panier. À la fin du service, chaque personne se dirige vers le panier et prend une fleur.

La variété de fleurs symbolise la variété de personnes, de croyances et d’idées qui se trouvent dans la congrégation. Le fait d’apporter une fleur symbolise l’idée que chaque personne apporte une partie d’elle-même et en fait sa contribution au service. Le fait de prendre une fleur signifie que chaque personne prend une part de la contribution d’une autre personne.

Comme la flamme, ce service tire ses origines de la Tchécoslovaquie avant la Seconde Guerre mondiale. Ce rituel a été institué par le pasteur tchèque Norbet Kapek qui, à Prague, était le pasteur de la plus grande congrégation universaliste au monde pendant les années 1920 à 1930. Capturé par les Nazis, il a été exécuté au camp de concentration Dachau. Sa femme, Maya, qui s’est échappée aux États-Unis avec l’aide du comité des services a présenté la communion de la fleur aux congrégations américaines et au canadiennes.

Quelle est l’importance des rituels pour l’Église?

Les unitariens et les universalistes sont issuent d’une aile de l’Église libre radicale qui provient de la réforme protestante où tous les types de rituels religieux et tous les types de liturgie ont été mis en doute. Nous maintenons une certaine part de ce doute et c’est pourquoi nous évitons les cérémonies ou les rituels de routine pour leurs propres biens. Bien que nous tentions de donner un sens aux symboles et aux rituels que nous utilisons, nous ne voulons pas qu’ils deviennent une fin en eux-mêmes.

Pourquoi certains disent-ils qu’écouter l’homélie d’un pasteur UU, c’est comme assister à un cours au collège?

Comme notre religion est plutôt intellectuelle, les pasteurs parlent souvent de questions contemporaines qui ne sont pas d’ordre religieux et que la plupart des adultes trouvent très intéressantes.

12. Se joindre à l’église

Le pasteur d’une congrégation dans une petite ville du Vermont a été sollicité pour célébrer les funérailles d’un athée dont la veuve était une membre dévouée de l’Église congrégationelle locale. Comme l’homme décédé militait en faveur de ses idées athées, le pasteur a refusé de célébrer le service. Le pasteur universaliste local a donc été choisi pour célébrer la cérémonie.

Quelques mois plus tard, le pasteur congrégationnel visitait le cimetière. Il remarqua l’inscription sur la pierre tombale de l’homme. C’était écrit, « Je crois en Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit ». Le pasteur s’est plaint à la veuve « C’est ridicule! Votre mari s’est fait un devoir d’être un athée. Puisqu’il ne croyait pas en Dieu, il ne croyait certainement pas en Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit! ». La veuve sourit, « Et bien, il y croit maintenant! ».

Est-ce que n’importe qui peut être unitarien universaliste?

Nous recevons les gens de toutes les croyances dans notre Église : chrétiens, athées, agnostiques, ainsi que toutes les autres traditions. Ce qui nous lie à titre de congrégation, c’est le respect mutuel, l’acceptation les uns des autres et l’encouragement à l’égard de la croissance spirituelle.

Est-ce qu’un athée serait bien reçu et ferait-on le nécessaire pour qu’il se sente à l’aise? Qu’en est-il des agnostiques, chrétiens, juifs, catholiques, noirs, homosexuels ou des minorités

Toutes les catégories indiquées ci-dessus sont les bienvenues dans toutes nos congrégations. Nous essayons d’offrir une place à toutes les personnes sans égard à leur cheminement personnel.

Nous affirmons la dignité inhérente et la valeur de toutes les personnes et cette affirmation s’étend clairement à ceux qui ont une orientation homosexuelle lesbienne ou bisexuelle. L’unitarianisme-universalisme est l’une des quelques dénominations en Amérique du Nord qui ordonnera des clergés homosexuels et lesbiennes. Le ratio de membres hétérosexuels et homosexuels représente la population en général.

Comment vous efforcez-vous de convertir les gens?

Dans le sens général du terme, nous n’essayons pas de convertir les gens. Si les gens sont heureux et se sentent en sécurité dans leur propre religion, nous n’essayons certainement pas de les changer.

Nous offrons une alternative à ceux qui recherchent une maison religieuse et qui sentent qu’ils n’ont pas de place dans les Églises traditionnelles.

Pour quelle raison les gens adoptent-ils l’unitarianisme-universalisme?

Environ 80 pour cent des membres ont grandi dans une croyance autre que l’unitarianisme-universalisme. De nombreuses personnes qui sont entrées dans cette religion ont grandi dans une religion particulière, mais vers la fin de leur adolescence ou au début de l’âge adulte ils se sont rebellés et se sont éloignés de toutes les religions jusqu’à ce qu’ils se marient et aient des enfants. C’est alors qu’ils ont choisi de faire en sorte que leurs enfants s’impliquent d’une certaine manière dans une religion ou encore, ils ont eux-mêmes senti le besoin de connaître une dimension spirituelle dans leur vie. Comme l’idée de retouner à la religion dans laquelle ils ont grandi ne leur convient pas, ils trouvent dans notre Église une solution satisfaisante.

Les gens se joignent à nous pour différentes raisons : pour des raisons d’ordre social, afin de cotoyer des gens sensibles aux causes, pour la stimulation intellectuelle, pour obtenir du soutien de la part de leur religion afin de poursuivre le chemin spirituel qu’ils ont choisi.

Est-ce qu’il y a des gens qui quittent l’unitarianisme-universalisme pour se joindre à une autre religion?

En nombre absolu, non. Mais environ 80 pour cent de nos membres proviennent d’autres croyances.

Quels sont les avantages de devenir membre?

Les gens recherchent un endroit qui leur permet de poursuivre librement leur propre voyage religieux, philosophique et social. C’est alors qu’ils peuvent choisir de se joindre à l’Église UU. Nous aimons penser que dans chaque congrégation un nouveau membre trouvera l’estime et l’amitié en plus de nombreuses occasions de participer.

Les gens qui se joignent à l’Église sont-ils pour la plupart des adultes?

Oui. La plupart des membres actuels se sont joints à l’Église à titre d’adulte. Seulement 20 pour cent de nos membres sont nés dans une famille UU.

Lorsque les gens décident de se joindre à votre Église, quel rôle la dénomination religieuse de leurs parents joue-t-elle dans leur décision?

Lorsqu’ils cherchent une communauté pour eux-mêmes, les gens (surtout les baby-boomers) peuvent prendre l’affiliation religieuse de leurs parents en considération, mais ce n’est pas habituellement le facteur déterminant.

Les gens ont-ils l’habitude de visiter d’autres Églises avant de prendre une décision?

Les gens qui s’informent de l’unitarianisme-universalisme sont des gens qui étudient la question.

Que doivent faire les membres?

Bien que nous n’ayons aucune exigence quant à la participation, comme assister à un nombre minimum de services du dimanche, nous encourageons les membres à participer aux activités de la congrégation dans la mesure où leur temps et leur énergie le permet. Pour devenir membre, vous devez signer le livre des membres de cette congrégation, indiquant que vous êtes en accord avec les objectifs de l’UU. Pour devenir un membre votant, vous devez faire une contribution annuelle à la congrégation.

Est-ce que l’on s’attend à ce que les membres contribuent financièrement à l’Église?

Pour assurer un soutien financier, la plupart des congrégations mènent une campagne annuelle de collecte de fonds et le montant du don est laissé à la discrétion de chaque membre ou famille qui contribue au financement. Certaines congrégations suggèrent de façon plus précise à leurs membres un montant qu’ils aimeraient recevoir. Toutefois, aucune n’impose un montant à ses membres.

13. La prise de décision

Pour quelle raison le révérend Theodore Parker, le pasteur le plus populaire de Boston à son époque, écrivait-il ses sermons avec un pistolet à ses côtés? Il était antiesclavagiste. Il ne gardait pas un pistolet à ses côtés pour se protéger, mais pour défendre les esclaves qui voyageaient sur les chemins de fer clandestins au Canada.

L’Église prend-elle un parti sur les questions d’intérêt public?

À l’assemblée générale de l’AUU qui a lieu chaque année, les 2 500 délégués votent trois ou quatre résolutions sur des questions sociales, économiques ou environnementales. Bien que le vote n’ait pas pour but de représenter l’opinion des membres de chacune des congrégations, il donne une vue d’ensemble de l’opinion des UU et sert à inciter les membres individuels à s’informer sur le sujet et à s’impliquer au niveau local.

Les pasteurs individuels et les profanes prennent souvent position à titre de UU sur des politiques publiques controversées. Deux exemples mémorables sont la guerre du Vietnam et la circonscription.

Même si nous faisons des déclarations publiques et que nous demandons avec insistance que des mesures soient prises, chaque personne doit déterminer sa position personnelle à l’égard de ces questions.

Sur quelles questions d’intérêt public l’Église a-t-elle pris une position?

Récemment, l’Église a pris position sur la question des sources d’énergie pures, sur les combustibles fossiles, la conservation de l’énergie, la pollution, l’avortement, l’immigration, la faim, les sans-abri, le racisme, la prolifération des armes nucléaires et les soins de santé.

Comment les UU manifestent-ils leurs opinions sur les questions sociales?

Bien qu’il soit vrai que les personnes les plus vulnérables aux injustices de notre société, les moins nantis et les minorités, ne sont pas très présentes dans nos rangs, plusieurs parmi les UU se tiennent sur la ligne de feu dans la bataille pour la justice sociale. De plus, la plupart des congrégations offrent régulièrement leur soutien institutionnel à de nombreuses causes de justice sociale.

Bien que nous puissions difficilement considérer notre religion comme une religion d’oppressés, il serait difficile de nous juger avec justesse, comme George Templeton Strong l’a dit au sujet de nombreux unitariens au 19e siècle, dont plusieurs étaient issus de la classe privilégiée de la Nouvelle-Angleterre : « Ils sont sensibles, plausibles, candides, subtils et originaux lorsqu’ils discutent des abus et du mal social, mais pour une raison ou pour une autre, ils ne cernent pas le sujet! »

Aujourd’hui, nous le cernons.

Malgré le harcèlement du gouvernement, quel livre controversé les UU ont-ils publié au début des années 70?

En 1971, les UU représentaient la seule organisation à publier les quatre volumes entiers du « The Pentagon Papers ».

Quelle est l’opinion de l’Église sur l’avortement?

À titre d’institution, elle est fortement en faveur du choix, comme le sont la plupart des UU.

14. Les dirigeants unitariens universalistes

Qui a dit « Les universalistes croient que Dieu est trop bon pour les damner, et les unitariens croient qu’ils sont trop bons pour être damnés »?

Thomas Starr King, pasteur de l’Église unitarienne de San Francisco a dit cette phrase au début de la guerre civile. Plusieurs historiens lui accordent le mérite d’avoir sauvé la Californie pour l’Union.

Qui sont certains des membres célèbres UU?

Parmi les présidents américains, cinq étaient unitariens : John Adams, Thomas Jefferson, John Quincy Adams, Millard Fillmore et William Taft. Bien qu’il ne se soit pas identifié à une religion organisée, Abraham Lincoln avait des connaissances universalistes. Voici d’autres membres célèbres des UU :

  • Horatio Alger (1832-1899), auteur des livres rags-to-riches pour garçons.
  • Louisa May Alcott (1832-1888), auteure notamment du livre Little Women.
  • Tom Andrews, représentant américain (Maine)
  • Susan B. Anthony (1820-1906), organisatrice du mouvement pour le suffrage des femmes
  • George Bancroft (1800-1891), fondateur de la U.S. Naval Academy
  • Adin Ballou, (1800-1891), critique à l’égard des injustices du capitalisme
  • P. T. Barnum (1810-1891), homme de spectacle bien connu, propriétaire du cirque Barnum and Bailey et fondateur de l’Université Tufts
  • Béla Bartòk (1881-1945), compositeur Hongrois
  • Clara Barton (1821-1912), fondatrice de la croix-rouge américaine
  • Alexander Graham Bell (1847-1922), inventeur du téléphone; fondateur de la Compagnie de téléphone Bell
  • Henry Bergh (1811-1888), fondateur de la société American Society for the Prevention of Cruelty to Children.
  • Nathaniel Bowditch (1773-1838), mathématicien, navigateur, astronome
  • Ray Bradbury, écrivain de science fiction
  • William Cullen Bryant (1794-1878), auteur et éditeur de journaux
  • Charles Bulfinch (1763-1844), architecte du Capitol building aux États-Unis
  • Luther Burbank (1849-1926), botaniste américain du début du 20e siècle.
  • Robert Burns (1759-1796), poète écossais et parolier
  • William Ellery Channing (1780-1842), antiesclavagiste et fondateur de l’unitarisme en Amérique
  • William Cohen, sénateur américain du Maine
  • Nathaniel Currier, (1813-1888), lithographe, partenaire de James Merritt Ives.
  • E.E. Cummings, (1894-1962), poète américain du 20e siècle, remarqué par son style non orthodoxe et technique
  • Charles Darwin, (1809-1882), scientifique et évolutionniste, auteur du livre Origin of the Species.
  • Charles Dickens, (1812-1870), romancier anglais
  • Dorothea Dix (1802-1887), partisanne de la réforme des institutions pour malades mentaux
  • Don Edwards, représentant américain de Californie depuis 1965
  • Charles William Eliot, (1834-1926) président de Harvard, éditeur de Harvard Classics
  • Ralph Waldo Emerson (1803-1882), pasteur unitarien, philosophe, essayiste
  • Edward Everett, (1794-1865), président de Harvard, gouverneur du Massachusetts, pasteur UU
  • Fannie Farmer, (1857-1915), experte en biscuits
  • Benjamin Franklin, (1706-1790), scientifique, écrivain, politicien, imprimeur
  • Margaret Fuller, (1810-1850), féministe d’avant-garde et femme de tête dans le mouvement transcendentaliste et éditeur du journal The Dial en collaboration avec Ralph Waldo Emerson
  • William Lloyd Garrison, (1805-1879) antiesclavagiste, éditeur du journal The Liberator
  • Horace Greeley, (1811-1872), journaliste, politicien, éditeur et propriétaire du New York Tribune, maître d’œuvre des syndicats et des coopératives.
  • Edward Everett Hale, (1822-1909), pasteur unitarien et auteur de The Man Without a Country.
  • Andrew Hallidie, (1836-1900), inventeur du véhicule tracté par câble
  • Bret Harte, (1836-1902), écrivain et auteur de The Luck of Roaring Camp
  • Nathaniel Hawthorne, (1804-1864), nouvelliste américain du 19e siècle, auteur de The Scarlet letter
  • John Haynes Holmes, (1879-1964), cofondateur de l’American Civil Liberties Union
  • Oliver Wendell Holmes, Jr. (1841-1935), avocat et membre de la Cour suprême des États-Unis de 1902 à 1932
  • Julia Ward Howe, (1819-1910), compositeure de Battle Hymn of the Republic
  • Samuel Gridley Howe, (1801-1876), pionnier du travail auprès des sourds et des aveugles.
  • Abner Kneeland, (1774-1844), défenseur de la réforme agraire, de l’éducation publique et du contrôle des naissances
  • Henry Wadsworth Longfellow, (1807-1882), poète, auteur de Paul Revere’s Ride
  • James Russell Lowell, (1819-1891), poète remarqué du 19e siècle, leader anti-esclavagiste et pasteur unitarien.
  • Horace Mann, (1796-1859), défenseur du mouvement des écoles publiques, fondateur de la première école publique en Amérique à Lexington au Massachusset, président de Antioch College, député au congrès américain
  • John Marshall, (1755-1835), juge en chef à la Cour suprême des États-Unis
  • Thomas Masaryk, (1850-1937), premier président de la Tchécoslovaquie (1920), promoteur de la démocratie et de la justice sociale.
  • Herman Melville, (1819-1891), écrivain et auteur de Moby Dick
  • Samuel Morse, (1791-1872), inventeur du télégraphe et du code morse
  • Florence Nightingale, (1820-1910), infirmière britannique et réformatrice des hôpitaux
  • Thomas Paine, (1737-1809), rédacteur et éditeur de Common sense
  • Theodore Parter, (1810-1860), pasteur unitarien du milieu du 19e siècle et membre actif du mouvement antiesclavagiste de Boston.
  • Linus Pauling, chimiste, lauréat du Prix Nobel de Chimie en 1954 et lauréat du Prix Nobel de la paix en 1962
  • Beatrix Potter, (1866-1943), auteure de Peter Rabbit et d’autres histoires pour enfants
  • Joseph Priestly, (1733-1804), découvreur de l’oxygène, pasteur unitarien
  • Elliot Richardson, ancien secrétaire de Santé, éducation et affaires sociales et procureur général (1973)
  • Paul Revere, (1735-1818), orfèvre et patriote
  • Benjamin Rush, (1745-1813), signataire de la Déclaration d’indépendance, médecin considéré comme étant le « Père de la psychiatrie en Amérique ».
  • Carl Sandberg, (1878-1967), poète américain, gagnant du Prix Pulitzer pour sa biographie d’Abraham Lincoln.
  • Ted Sorenson, rédacteur des discours et aide de John F. Kennedy
  • Charles Steinmetz, (1865-1923), ingénieur électricien, détenteur de 200 brevets, connu pour ses études théoriques du courant alternatif
  • Adlai Stevenson, (1900-1965), gouverneur de l’Illinois, candidat à la présidence, ambassadeur américain aux Nations Unis
  • George Stephenson, (1781-1848), ingénieur anglais, inventeur de la première locomotive
  • Gilbert Charles Stuart, (1755-1828), artiste, mieux connu pour son portrait de George Washington
  • Sylvanus Thayer, (1785-1872), ingénieur, fondateur de l’Académie militaire américaine
  • Henry David Thoreau, (1817-1862), essayiste et naturaliste, auteur de Walden Pond
  • Hendrik Wilhem Van Loon, (1882-1944), historien et auteur
  • Kurt Vonnegut, écrivain, auteur de Slaughterhouse-Five
  • Daniel Webster, (1782-1852), orateur, sénateur américain, S ecrétaire d’État, candidat à la présidence
  • Josiah Wedgwood, (1730-1795), potier anglais, fondateur de la Wedgwood Potery
  • Frank Lloyd Wright, (1869-1959), architecte
  • Owen D. Young, (1874-1962), président de la General Electric Company
  • Withney Young, (1921-1971), chef de la Urban League
15. La dernière question
Pourquoi n’y a t-il pas davantage d’unitariens universalistes?

Plusieurs personnes se tournent vers la religion pour des raisons de bien-être et pour obtenir des réponses à des questions qui les dépassent. Les unitariens universalistes amènent les personnes à trouver leurs propres réponses. Même en ces rares occasions où l’on suggère une réponse, notre religion insiste souvent pour que la personne demande, compare et évalue les solutions proposées. Aux États-Unis, la plupart des religions font autorité, contrairement à l’unitarianisme-universalisme qui est basée sur la raison et la liberté de croyance personnelle.

Pour la plupart des gens, notre religion présente un excès de liberté; plusieurs préfèrent qu’une autre personne ou que certaines institutions fournissent les réponses aux mystères de la vie.

Du point de vue culturel, la plupart des américains ne réalisent pas que l’unitarianisme-universalisme existe. Des millions de gens terminent leurs études secondaires et universitaires sans même entendre parler ou lire à propos de cette religion, une situation qui existe parce que la plupart des américains ne reconnaissent que trois principales religions; catholique, protestante ou juive. L’unitarianisme-universalisme représente une façon différente d’aborder la religion et ne fait pas partie de ces trois grandes catégories.

Pour ces raisons, auxquelles s’ajoute notre aversion à l’égard de la conversion, la plupart des nouveaux membres s’efforcent de s’intégrer dans notre religion. Il est surprenant que nous comptions autant de membres. Ce livret fournira peut-être de l’information utile à ceux qui pourraient prendre en considération une alternative aux principales religions.