Tribune libre unitarienne, vol. 4, no.1, 2008   

Présentation du numéro,  par Maurice Cabana-Proulx  

Ce numéro de Tribune libre unitarienne est consacré au premier des sept principes des unitariens universalistes: Les UU sont voués à la reconnaissance et à la promotion de la valeur et la dignité intrinsèques de toute personne. Comme il y a tellement de choses dites et écrites au sujet des droits de la personne, nous avons voulu offrir des textes qui s’inspirent des faits et gestes des UU et des gens avec lesquels nous collaborons. Nous le faisons sans complaisance envers nous-mêmes, offrant à tous les lecteurs des exemples de débats qui ont lieu à l’intérieur de notre mouvance.  

La pasteure Frances Deverell, du Rassemblement unitarien universaliste d’Ottawa,  nous offre ses réflexions sur le premier principe: Célébration de la valeur et la dignité intrinsèques de toute personne. Il s’agit d’une adaptation d’un sermon qu’elle a prononcé lors de la célébration du premier culte en français à Ottawa, en novembre 2007.  

Avec l’expression des grands principes, il faut passer à l’action. La dignité de chaque personne doit être véhiculée dans les gestes posés au quotidien, notion explorée dans le texte de Susan Van Dreser, anciennement pasteure à Winnipeg (Les droits de l’homme au cœur de la toile interdépendante) et dans l’histoire Steve et Azmi, petite lueur d’espoir dans le bourbier Israélo-palestinien.  

Ces dernières années, le Québec s’interroge sur la façon dont il doit respecter les droits de la personne en composant avec les différences culturelles et religieuses. La Commission Bouchard-Taylor a tenu des audiences publiques et alimenté la discussion des accommodements raisonnables. La discussion se poursuit ici : la pasteure Diane Rollert, de l’Église unitarienne de Montréal, nous offre son témoignage (Que veut dire être raisonnable ?) et deux membres de notre comité de rédaction ont réagi à ses propos. Fabrice Descamps et Léo Poncelet nous offrent respectivement Accommodements déraisonnables et Les accommodements raisonnables et la valeur sacrée de la personne dans les Chartes québécoise et canadienne.  

Il serait peut-être temps que le Canada se questionne sur sa gestion des différences et du respect des droits de la personne. Dans sa lutte contre le terrorisme, les forces de  l’ordre canadiennes ont suivi les Américains sur une pente dangereuse (Habeas Corpus). Aussi, il faudrait que ce pays officiellement bilingue se questionne sur le sort réservé à la minorité linguistique. La plupart des Canadians sont tout à fait indifférents à la langue française et à ce chapitre les UU sont tout à fait Canadian, une situation dénoncée dans Les UUU (Unitariens Universalistes Unilingues).

Tribune libre unitarienne, vol. 4, no.1, 2008